LUNE

Lune




Lune
La Lune
Caractéristiques orbitales[1]
Demi-grand axe 384 400 km
Périapside 363 300 km
Apoapside 405 500 km
Excentricité 0,054 90
Période de révolution sidérale 27,3217 j
(27 j 7 h 43 min 11,5 s)
Période synodique 29,53 j
(29 j 12 h 44 min 12,8 s)
Inclinaison au plan de l’équateur terrestre varie entre
28,58° et 18,28°
Inclinaison à l’écliptique 5,145° (5°824)
Catégorie Satellite naturel
de la Terre
Caractéristiques physiques
Rayon équatorial[2] 1 737,4 km
Diamètre équatorial[3] 3 474,6 ± 0,06 km
Masse[3] 7,349×1022 kg
Masse volumique 3,344×103 kg/m3
Gravité de surface 1,62 m/s2
Période de rotation Synchrone
Albédo 0,12
Température de surface
  • maximale
  • moyenne
  • minimale

396 K (123 °C)
196 K (-77 °C)
40 K (-233 °C)

Vitesse de libération 2,37 km/s
Atmosphère
Pression atmosphérique 3×10-10 Pa

La Lune[4] est l'unique satellite naturel de la Terre et le cinquième plus grand satellite du système solaire avec un diamètre de 3 474 km. La distance moyenne séparant la Terre de la Lune est de 384 400 km (soit un peu plus d'une seconde-lumière), c'est-à-dire environ trente fois le diamètre terrestre. La Lune s'éloigne de 3,8 centimètres par an de la Terre. Avec celle-ci, la Lune est à ce jour le seul astre que l’Homme ait pu explorer en personne.

Le premier être humain à y avoir marché est l'astronaute Neil Armstrong le 21 juillet 1969 à 2 h 56 UTC, lors de la mission Apollo 11. Depuis, douze hommes ont foulé le sol de la Lune, tous Américains et membres du programme Apollo. Le retour de l'homme sur la Lune est prévu par plusieurs nations aux alentours de 2020-2030.

Sommaire

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Caractéristiques physiques [modifier]

La Lune photographiée par la sonde Galileo le 9 décembre 1990. La face visible (depuis la Terre) est à droite et la face cachée à gauche.

Le demi grand axe entre la Lune et la Terre est de 384 402 km. Le diamètre moyen de la Lune est de 3 474 km. La force qu’exerce la Terre sur la Lune[5] est d’environ 1,95×1020 Newton.

Orbite [modifier]

Dans la représentation la plus simple, on peut dire que la Lune a une orbite elliptique autour du centre de la Terre (conformément aux lois de Kepler), qui lui-même tourne autour du Soleil. Pour être plus précis, on peut résoudre le problème à deux corps, ce qui permet de montrer que la Terre et la Lune orbitent en fait autour du barycentre du système double, qui lui-même tourne autour du Soleil, l’influence gravitationnelle perturbatrice du Soleil étant faible par rapport à leur interaction mutuelle[6]. Comme ce dernier se trouve à l’intérieur de la Terre, à environ 4 700 kilomètres de son centre, le mouvement de la Terre est généralement décrit comme une « oscillation », et le système Terre-Lune est clairement un système planète-satellite et non une planète double.

La période de rotation de la Lune est la même que sa période orbitale et elle présente donc toujours le même hémisphère (nommé donc « face visible de la Lune ») à un observateur terrestre (l'autre hémisphère est donc appelé « Face cachée de la Lune »). Cette rotation synchrone résulte des frottements qu’ont entrainés les marées causées par la Terre à la Lune qui ont progressivement amené la Lune à ralentir sa rotation sur elle-même, jusqu’à ce que la période de ce mouvement coïncide avec celle de la révolution de la Lune autour de la Terre. Actuellement les effets de marée de la Lune sur la Terre ralentissent la rotation de cette dernière et provoque un léger éloignement des deux astres d'environ 3,8 cm par année.

Moon PIA00302.jpg Moon PIA00304.jpg
Face visible de la Lune Face cachée de la Lune

Les points où l’orbite de la Lune croise l’écliptique (plan orbital de la terre) s’appellent les « nœuds » lunaires : le nœud ascendant est celui où la Lune passe vers le nord de l’écliptique et le nœud descendant est celui où elle passe vers le sud.

Les différentes périodes de la Lune
Nom Valeur (jours) Définition
sidérale 27,321 661 Par rapport aux étoiles lointaines
synodique 29,530 588 Par rapport au Soleil (phases de la Lune ou lunaison)
tropique 27,321 582 Par rapport au point vernal (précession en ~26 000 a)
anomalistique 27,554 550 Par rapport au périgée (récession en 3 232,6 jours = 8,8504 a)
draconitique 27,212 220 Par rapport au nœud ascendant (précession en 6 793,5 jours = 18,5996 a)

Le plan de l’orbite anucial est incliné de 5,145 396º par rapport à l’écliptique. Cette inclinaison peut varier car la Lune est plus liée à la Terre qu’au Soleil.

Le plan de rotation de la Lune subit une précession d’une période de 6 793,5 jours (18,5996 années). Cette précession est provoquée par la gravitation du Soleil et, dans une moindre mesure, par le bourrelet équatorial de la Terre.

Comme la Terre est elle-même inclinée de 23,45º par rapport à l’écliptique, l’inclinaison du plan orbital lunaire par rapport à l’équateur terrestre varie entre 28,60º et 18,30º.

Enfin, l’inclinaison de la Terre varie de 0,002 56º de part et d’autre de sa valeur moyenne, ce qu’on appelle la nutation, mise en évidence pour la première fois par James Bradley en 1748 (Voir aussi Librations en latitude).

Composition et structure interne [modifier]

On considère aujourd’hui que la Lune est un corps différencié : sa structure en profondeur n’est pas homogène mais résulte d’un processus de refroidissement, de cristallisation du magma originel, et de migration du magma évolué. Cette différenciation a résulté en une croûte (en surface) et un noyau (en profondeur), entre lesquels se trouve le manteau. Cette structure ressemble un peu à ce qu’on trouve dans la Terre, à la différence près que la Lune est désormais très « froide » et n’est plus active comme l’est encore la Terre (convection, tectonique, etc.)

Il y a plus de 4,5 milliards d’années, la surface de la Lune était un océan de magma liquide. Les scientifiques pensent qu’un des types de roches lunaires présent en surface, la norite KREEP, (KREEP pour K-potassium, Rare Earth Elements [terres rares], P-phosphore) représente l’ultime évolution de cet océan de magma. Cette norite KREEP est en effet très enrichie en ces éléments chimiques que l’on désigne par le terme « d’éléments incompatibles » : ce sont des éléments chimiques peu enclins à intégrer une structure cristalline et qui restent préférentiellement au sein d’un magma. Pour les chercheurs, les norites KREEP sont des marqueurs commodes, utiles pour mieux connaître l’histoire de la croûte lunaire, que ce soit son activité magmatique ou ses multiples collisions avec des comètes et d’autres corps célestes.
La croûte lunaire est composée d’une grande variété d’éléments : uranium, thorium, potassium, oxygène, silicium, magnésium, fer, titane, calcium, aluminium et hydrogène. Sous l’effet du bombardement par les rayons cosmiques, chaque élément émet vers l’espace un rayonnement, sous forme de rayons gamma, rayonnement dont le spectre (distribution de l’intensité relative en fonction de la longueur d’onde) est propre à l’élément chimique. Quelques éléments sont radioactifs (uranium, thorium et potassium) et émettent leur propre rayonnement gamma. Cependant, quelles que soient les origines de ces rayonnements gamma, chaque élément émet un rayonnement unique, que l’on appelle une « signature spectrale unique », discernable par un spectromètre. Depuis les missions américaines Clementine et Lunar Prospector, les scientifiques ont construit de nouvelles cartes d’abondance géochimique de la surface de la Lune.

La croûte lunaire est recouverte d’une couche poussiéreuse appelée régolithe. La croûte et le régolithe sont inégalement répartis sur la Lune. L’épaisseur de régolithe varie de 3 à 5 mètres dans les mers, jusqu’à 10 à 20 mètres sur les hauts plateaux. L’épaisseur de la croûte varie de 0 à 100 kilomètres selon les endroits. Au premier ordre on peut considérer que la croûte de la face visible est deux fois plus fine que celle de la face cachée. Les géophysiciens estiment aujourd’hui que l’épaisseur moyenne serait autour de 35-45 kilomètres sur la face visible alors que jusqu’aux années 2000 ils pensaient unanimement que celle-ci faisait 60 kilomètres d’épaisseur. La croûte de la face cachée atteint, elle, environ 100 kilomètres d’épaisseur maximum. Les scientifiques pensent qu’une telle asymétrie de l’épaisseur de la croûte lunaire pourrait expliquer pourquoi le centre de masse de la Lune est excentré. De même cela pourrait expliquer certaines hétérogénéités du terrain lunaire, comme la prédominance des surfaces volcaniques lisses (Maria) sur la face visible.

Par ailleurs, les innombrables impacts météoritiques qui ont ponctué l’histoire de la Lune ont fortement modifié sa surface, en creusant de profonds cratères dans la croûte. La croûte pourrait ainsi avoir totalement été excavée au centre des bassins d’impact les plus profonds. Cependant, même si certains modèles théoriques montrent que la croûte a entièrement disparu par endroit, les analyses géochimiques n’ont pour le moment pas confirmé la présence d’affleurements de roches caractéristiques du manteau. Parmi les grands bassins d’impact, le bassin South Pole Aitken, avec ses 2 500 km de diamètre, est le plus grand cratère d’impact connu à ce jour dans le système solaire.

Selon les données disponibles à ce jour, le manteau est vraisemblablement homogène sur toute la Lune. Cependant, certaines hypothèses proposent que la face cachée comporterait un manteau légèrement différent de celui de la face visible, ce qui pourrait être à l’origine de la différence de croûte entre les deux hémisphères.

De la même manière, peu d’informations sont aujourd’hui disponibles pour contraindre la présence d’un noyau. Les données de télémétrie laser (Lunar Laser Ranging) accumulées depuis les missions Luna et Apollo permettent toutefois aux scientifiques de penser qu’un petit noyau de 300-400 km de rayon est bien présent. Celui-ci est beaucoup moins dense que celui de la Terre (ne contient pas ou très peu de fer) et pourrait être partiellement fluide.

Comparé à celui de la Terre, la Lune a un champ magnétique très faible. Bien que l’on pense qu’une partie du magnétisme de la Lune est intrinsèque (comme pour une bande de la croûte lunaire appelé Rima Sirsalis), la collision avec d’autres corps célestes pourrait avoir donné certaines des propriétés magnétiques de la Lune. En effet, une vieille question en science planétaire est de savoir si un corps du système solaire privé d’atmosphère, tel que la Lune, peut obtenir du magnétisme suite à des impacts de comètes et d’astéroïdes. Des mesures magnétiques peuvent également fournir des informations sur la taille et la conductivité électrique du noyau lunaire, données qui aident les scientifiques à mieux comprendre les origines de la Lune. Par exemple, si le noyau contient plus d’éléments magnétiques (tels que le fer) que ceux qui existent sur la Terre, l’hypothèse de l’impact perd de la crédibilité.

La Lune a une atmosphère très ténue. Une des sources de cette atmosphère est le dégazage, c’est-à-dire le dégagement de gaz, par exemple le radon, en provenance des profondeurs de la Lune. Une autre source importante est le gaz amené par le vent solaire, qui est brièvement capturé par la gravité lunaire.



























































Sagaie

Pointe de sagaie à base fendue
Pointes de sagaies.
de gauche à droite : sagaie à base biseautée (Le Placard), sagaie à base biseautée (Brassempouy), deux doubles pointes en bois de renne (Laugerie-Basse), sagaie à base évidée en bois de renne (Laugerie-Basse)

Une sagaie est une arme de jet primitive, lancée à la main comme un javelot ou à l'aide d'un propulseur.

Généralement composite, elle peut comporter une hampe en bois et une pointe effilée en matériau plus résistant : bois de renne, os, silex (microlithes), bois dur. La pointe ou tête de sagaie est souvent la seule partie que l'on retrouve pour les sagaies préhistoriques.

Les types d'aménagement destinés à fixer la pointe de sagaie sur sa hampe ont beaucoup varié et sont caractéristiques des différents technocomplexes du Paléolithique supérieur :

  • pointe de sagaie à base fendue ou pointe d'Aurignac, caractéristique de l'Aurignacien ancien ;
  • pointe de sagaie losangique, caractéristique de l'Aurignacien ancien ;
  • pointe de sagaie à méplat, caractéristique du Solutréen ou du Magdalénien supérieur ;
  • pointe de sagaie à rainure, caractéristique du Magdalénien moyen ;
  • pointe de sagaie à base fourchue, caractéristique du Magdalénien moyen et supérieur.

BIFACE

Un biface est un outil de pierre taillée caractéristique des périodes anciennes de la Préhistoire. En Europe, il fait son apparition au Paléolithique inférieur. Il est particulièrement caractéristique de l'Acheuléen mais est encore présent au Paléolithique moyen, au cours du Moustérien. Les plus anciens bifaces ont été découverts en Afrique de l’Est, notamment dans le site d'Olduvai (Tanzanie), et datent d’environ 1,6 millions d’années.

Le mot « biface » a été proposé en 1920 par A. Vayson de Pradenne pour remplacer l'expression « coup-de-poing », introduite précédemment par G. de Mortillet. Celle-ci est désormais désuète.

Le biface est réalisé par façonnage progressif d’un bloc (ou d’un gros éclat) de matière première, en détachant des éclats sur ses deux faces. Il présente généralement une certaine symétrie bilatérale et éventuellement une symétrie bifaciale qui ont pu être interprétées comme les premières manifestations de préoccupations esthétiques (A. Leroi-Gourhan a ainsi estimé qu'avec le biface, « les premiers hommes […] recherchaient non seulement la fonction de l'objet, mais aussi la beauté de sa forme »[réf. souhaitée]).

Les matières premières utilisées pour la réalisation de bifaces sont très diversifiées : silex mais aussi quartzite, quartz, roches volcaniques (de l’obsidienne à la phonolite).

Rares sont les bifaces ayant fait l’objet d’études tracéologiques, si bien que la fonction précise de ces outils reste mal connue.

Le façonnage de pièces bifaciales se poursuit bien au-delà du Paléolithique moyen et se manifeste par exemple par la production d’objets très élaborés tels que les feuilles de laurier du Solutréen. Si ces outils sont produits selon des méthodes analogues à celles des bifaces, ils sont toutefois nettement plus fins.

Mégalithe


Le site mégalithique de Stonehenge

Un mégalithe est un monument constitué d’une ou plusieurs pierres de grandes dimensions, érigées (ou levées) par les hommes, généralement au cours de la préhistoire, sans l’aide de mortier ou de ciment pour fixer la structure. Le nom vient des termes grecs megas (μέγας), grand et lithos (λίθος), pierre.

Si le terme de mégalithe peut être utilisé pour décrire des monuments érigés partout sur la planète à différentes époques, l'attention des chercheurs se concentre sur les monuments les plus anciens correspondant aux périodes néolithiques, chalcolithiques ou même l'Âge du bronze, suivant les régions.

Il y eut au début du XXe siècle une théorie archéologique reliant la totalité de ces monuments à une seule civilisation, mais les méthodes modernes de datation l’ont réfutée.

Dolmen


Dolmen de la Draille, Viols-le-Fort (Hérault).

Le terme semblerait forgé à partir des mots bretons : t(d)aol (apparenté au latin tabula), « table » et men, « pierre ». Cependant, on dit généralement « liac’h ven »[4], « liaven », « lieven » ou « leven » dans les composés.

Un dolmen est une construction mégalithique préhistorique constituée d'une ou plusieurs grosses dalles de couverture (tables) posées sur des pierres verticales qui lui servent de pieds (les orthostates). Le tout était originellement recouvert, maintenu et protégé par un amas de pierres et de terre nommé tumulus. Les dolmens sont généralement interprétés comme des monuments funéraires ayant abrité des sépultures collectives [1],[2].

Les dolmens européens ont été construits entre la fin du Ve millénaire av. J.-C. et la fin du IIIe millénaire av. J.-C., ceux d'Extrême-Orient au Ier millénaire av. J.-C..


Menhir


Couchés sur le sol, deux des quatre morceaux du « Grand menhir brisé d'Er Grah », à Locmariaquer (Morbihan).
La « Pierre Plantée » de Lacaune, Tarn.
Un des menhirs du site de la Cham des Bondons, en Lozère.

Un menhir est une pierre dressée, plantée verticalement. Il constitue l'une des formes caractéristique du mégalithisme en Europe au néolithique jusqu'à la fin du chalcolithique. La plupart ont été érigés en Europe entre 4500 et 2500 ans avant notre ère.

La culture populaire a souvent associé les menhirs aux celtes, la vérité étant tout autre puisque les menhirs existaient plusieurs milliers d'années avant l'arrivée des celtes en Europe.

Certaines pierres plantées à la protohistoire sont plus des stèles que des menhirs mégalithiques. En France, c'est le cas notamment du menhir d'Ensérune dans l'Hérault.

Les menhirs peuvent être implantés de façon isolée ou en alignement. Plus rarement, plusieurs menhirs peuvent être disposés en cercle ; on parle alors de « cercle de pierres » ou de cromlec'h.

La pierre peut être taillée (en forme de colonne, d'amande, de dalle anthropomorphe, etc.) ou avoir été plantée telle quelle, plus ou moins brute.


Époque contemporaine


L'Époque (période, ou histoire) contemporaine est la dernière grande période de l'Histoire. Pour les historiens français, elle commence avec la Révolution française et couvre les XIXe siècle, XXe siècle et le début du XXIe siècle.

Cette convention des historiens français qui date du 19e siècle, n'est guère partagée par les autres historiens du monde entier. Dans la terminologie universelle des historiens – à l'exception des historiens français – l'Époque contemporaine couvre toujours les derniers 75 ans environ avant le présent (Contemporary history, Zeitgeschichte en allemand) dans le sens où vivent encore des témoins, des contemporains de ces évènements. La lecture actuelle du mot « contemporain » par les historiens français est au sens où les événements qu'elle couvre ont des conséquences directes sur le monde actuel.

Pour les historiens du monde entier, l'Époque contemporaine fait naturellement partie intégrale de l'Époque moderne. Pour les historiens français – en ignorant le terme international « L'Époque moderne antérieure » Early Modern Times en anglais, Frühe Neuzeit en allemand – l'Époque moderne s'arrête avec la Révolution française.